Il y a quelques heures, j'ai tapé dans ChatGPT : « meilleure formation IA pour commerciaux B2B éligible CPF ». Mon organisme, CRM Institut, est ressorti en première position, avec 5 étoiles — alors que mon référencement Google classique est catastrophique (une dizaine de clics sur 28 jours). Voici, en retour de terrain brut, comment c'est possible et les 3 piliers qui comptent vraiment.
Avertissement avant de commencer : je ne suis pas un expert du GEO, et encore moins du SEO. Le sujet est neuf, tout le monde expérimente, personne n'a de certitude absolue sur ce qui fait un bon référencement dans les IA. Ce que je partage ici, ce sont des choses que j'ai appliquées sur mes propres sites et qui ont marché. Prenez-le comme un retour de terrain, pas comme une vérité gravée dans le marbre.
C'est quoi le GEO (Generative Engine Optimization) ?
Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne l'ensemble des techniques pour être référencé et cité dans les LLM — ChatGPT, Claude, Perplexity, Gemini — quand quelqu'un leur pose une question. C'est l'équivalent du SEO, mais pour les moteurs génératifs au lieu de Google.
On change de paradigme. En SEO classique, ce qui faisait la différence c'était votre page et vos backlinks : à partir d'un certain domaine d'autorité, un meilleur score était plus ou moins acquis. Puis Google a poussé le E-E-A-T : une bonne structure (titres, sous-titres), mais surtout la preuve que vous êtes expert de ce que vous racontez. Le GEO, c'est ça en boosté : le LLM part du même principe — donnée unique, à valeur, vérifiable — sauf qu'il ne se limite plus à votre site ni à vos backlinks. Il peut faire des recherches sur le web entier pour vérifier ce que vous racontez.
Peut-on être cité par ChatGPT avec un mauvais SEO ?
Oui. Un SEO catastrophique n'empêche pas d'être référencé dans les IA — mon cas le prouve. Sur 28 jours, mon site fait une dizaine de clics sur Google, la plupart des visiteurs arrivent et repartent aussitôt ; la publicité Search testée n'a rien donné de rentable. Et pourtant je sors devant des concurrents qui ont probablement plus d'apprenants, plus d'avis et plus d'ancienneté.
Le chiffre qui devrait vous redonner espoir : le recouvrement entre les signaux SEO et les signaux de citation par les LLM serait d'environ 12 % (estimation côté outils SEO type Ahrefs — source unique, à prendre avec des pincettes). Autrement dit, seulement ~12 % du boulot est commun aux deux mondes. La vraie valeur de ce chiffre n'est pas sa précision, c'est ce qu'il implique : si vous avez un SEO pourri, vous pouvez quand même percer dans les IA. Une excellente nouvelle pour tous ceux qui galèrent sur Google dans un secteur ultra-concurrentiel comme la formation.
Faut-il ouvrir son site au crawl des robots IA ?
Avant les trois piliers, un point évident mais décisif : vérifiez que les robots des IA peuvent crawler vos pages. Si vous utilisez Cloudflare (ou un équivalent) devant votre site, assurez-vous que GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot, Google-Extended et consorts puissent venir lire votre contenu. Si vous fermez tout, personne ne crawle, et vous n'aurez aucune référence. Sauf données réellement confidentielles, ouvrez votre site — c'est tout l'intérêt de l'exercice.
Pilier 1 — Comment devenir une « entité vérifiable » pour les IA ?
L'IA cite ce qu'elle peut confirmer en dehors de votre site. Si elle arrive chez vous et que vous ne la renvoyez nulle part, elle fait une ou deux recherches rapides, ne trouve rien, et conclut « pas qualitatif, je ne référence pas ». Une entité floue n'est pas citable.
La balise sameAs : votre meilleur ami
L'astuce centrale, c'est la balise sameAs dans vos données structurées. Elle ajoute des liens vérifiés vers vos présences ailleurs sur le web — pour vous en tant qu'individu et pour votre entreprise. L'exercice : listez tout ce qui est auditable vous concernant. Dans mon cas :
- Mon compte LinkedIn, avec un historique, des posts réguliers, des expériences ;
- Ma chaîne YouTube, où je publie régulièrement ;
- Mon Substack, où je publie mes newsletters ;
- Mes certifications Microsoft et Salesforce (il existe un site qui regroupe toutes les certifs passées) ;
- Mes badges Salesforce Trailhead — plus de 200, des heures de travail dessus.
Au-delà du lien, c'est ce qui prouve pourquoi cet auteur fait autorité sur ce sujet. Quand je parle de Dynamics 365 ou de Salesforce, j'ai passé des certifications et des badges dessus : j'ai du vécu. Vous pouvez enrichir avec worksFor (il travaille pour…), alumniOf (il est diplômé de…), knowsAbout, etc. — tout un jeu de balises pour cartographier votre domaine d'expertise. La question à vous poser : dans mon activité, qu'est-ce que j'ai en plus que les autres, et qu'est-ce qui est vérifiable ?
⚠️ La règle absolue : la cohérence
Voici le point qui peut tout casser. Quand vous tissez ce maillage, il faut une cohérence parfaite. Mon nom, c'est Raphaël Brême. Si je suis « Raphaël Brême » sur un site, sans accent sur un autre, avec un détail différent sur un troisième… le LLM se dit « il essaie de m'embrouiller », passe à la personne suivante, et défonce votre référencement. Cohérence à la lettre près, à l'expérience près. C'est non négociable.
Pilier 2 — Comment produire du contenu que les LLM citent ?
L'IA n'invente pas un chiffre : elle cherche la source qu'elle ne peut pas remplacer. Les données uniques sont favorisées face au commentaire générique. Si vous demandez à une IA de mélanger tout ce qui existe déjà et que vous ressortez un truc pondu mille fois ailleurs, ça ne sert à rien.
Mon erreur que vous ne devez pas répéter
Je vous parle en connaissance de cause. Sur un site de test (purement expérimental), j'ai généré plus de 3 000 pages de contenu automatisé, traduites en 6 langues. Beaucoup de pages, peu de valeur par page. Résultat ? Google a tout coupé du jour au lendemain et désindexé le domaine. La quantité ne remplace jamais la valeur.
Ce qui marche vraiment
- Une donnée propre : une statistique que personne d'autre n'a. Sondages auprès de vos clients, benchmarks réalisés vous-même, retour d'expérience. C'est exactement ce que je fais ici : ce live, cet article, c'est mon expérience — personne ne refera la même. Du contenu que le LLM peut citer comme source originale.
- Densité d'entités : nommez précisément les choses. Pour ma formation ERP, je ne dis pas juste « ERP » — je cite Dynamics 365, Finance & Operations, Business Central, la Power Platform, Copilot, les OPCO… Les marques et solutions précises sont des signaux forts. Côté technique, structurez avec vos balises H1, H2, H3.
- Fraîcheur : publiez régulièrement et datez votre contenu. Sans date, l'IA pondère moins la donnée en la supposant ancienne. Avec une date récente et des publications régulières à valeur ajoutée, vous boostez énormément votre référencement LLM.
Le levier d'automatisation
Le truc le plus malin que ce travail m'a fait réaliser : je crée déjà énormément de contenu unique — vidéos YouTube, lives, posts LinkedIn, newsletters Substack. C'est mon retour d'expérience, c'est daté, c'est réel. Plutôt que de réécrire des articles génériques pour chacun de mes sites, l'idée est de réinjecter ce contenu de valeur dans des pages récentes de mon site — reformulé, daté, basé sur du réel. Comme je passe déjà du temps à l'écrire, je peux l'automatiser intelligemment (n8n, ou directement l'API Claude), valider, et mettre à jour le site. Du contenu pertinent, daté, hyper spécifique : fait correctement, ça rapporte beaucoup de points.
Pilier 3 — Pourquoi LinkedIn et la corroboration tierce sont décisifs ?
Plus de sources vous décrivent de la même manière, plus vous devenez « canon » dans le modèle. C'est l'équivalent des backlinks en SEO, transposé : il faut que des sources externes, sur des domaines correspondant à votre expertise, parlent de vous de la même façon. Selon mon audit, c'est le pilier le plus décisif — et souvent le plus gros déficit.
LinkedIn : le domaine n°1 pour les requêtes pro
Chaque LLM cite des sources différentes, mais le consensus est clair : pour les sujets professionnels, LinkedIn ressort comme le domaine n°1 cité. Et attention — pas seulement votre page entreprise : surtout votre profil individuel. Le contenu de créateurs individuels pèse plus que les pages de marque ; le fondateur est un actif GEO direct. C'est le sujet du personal branding, déjà très actif en B2C et qui se transfère vite au B2B. Mon conseil : commencez à poster sur LinkedIn dès maintenant, faites des vidéos. C'est du boulot, mais c'est une compétence long terme et un actif GEO direct.
Avis et publications tierces
- Avis & notations : Google Business Profile, Trustpilot… Demandez à vos clients/apprenants de laisser leur avis, et renvoyez ces signaux vers votre site. (Évidemment : si votre note est mauvaise, améliorez-la avant de la mettre en avant.)
- Publications tierces : être cité dans des articles, médias, comparatifs de votre secteur. Je suis prof vacataire à l'IAE Montpellier depuis 5-6 ans — encore faut-il que ce soit trouvable et prouvable sur le web pour que ça compte. Si vous revendiquez une autorité, le LLM doit pouvoir la vérifier ailleurs que sur votre propre site.
- Wikidata : l'ordre semble être de se créer d'abord une fiche Wikidata, puis Wikipédia plus tard, une fois l'autorité établie. Je débute sur le sujet, donc je reste prudent — mais ça a l'air important pour les LLM.
Comment tester son référencement dans les IA ?
Le test le plus simple : tapez votre requête cible dans ChatGPT, Perplexity ou Claude, et regardez ce qui sort. Pour moi : « Meilleure formation IA pour commerciaux B2B éligible CPF » → CRM Institut ressort n°1, décrit comme « probablement le plus orienté terrain B2B », sur des mots-clés (prospection, qualification…) qui sont précisément ceux de ma formation, de mes vidéos et de mes posts LinkedIn. Le LLM agrège tout — contenu, arguments d'autorité, certifications — pour me pondérer en top 1.
Soyez lucide sur le revers : si je retire « B2B » ou « CPF » du prompt, je ne ressors probablement plus. Le positionnement GEO est spécifique à la requête. C'est aussi pour ça que les gens qui me contactent depuis l'IA sont hyper qualifiés : ils ont tapé exactement les bons mots-clés, ceux qui correspondent à ce que je fais vraiment.
Quelle est la checklist GEO complète ?
Prérequis
- Ouvrir le site au crawl des robots IA (vérifier Cloudflare / robots.txt).
Pilier 1 — Entité vérifiable
- Lister toutes vos présences auditables (LinkedIn, YouTube, Substack, certifications, badges…).
- Implémenter les balises sameAs, worksFor, alumniOf, knowsAbout.
- Cohérence parfaite du nom et des infos partout, à la lettre près.
Pilier 2 — Information gain & fraîcheur
- Produire de la donnée unique (retours d'expérience, benchmarks, sondages maison).
- Densité d'entités : nommer précisément outils, marques, solutions.
- Structurer avec H1/H2/H3.
- Dater chaque contenu et publier régulièrement.
- (Bonus) Automatiser la réinjection de votre contenu de valeur dans le site.
Pilier 3 — Corroboration tierce
- Profil LinkedIn individuel actif (priorité absolue).
- Avis : Google Business Profile, Trustpilot…
- Publications / mentions tierces vérifiables.
- Fiche Wikidata.
🎁 Le skill que j'ai utilisé pour auditer mon GEO est en libre accès
J'ai packagé l'outil exact qui m'a servi à faire cet audit (les balises, la checklist, la méthode réponse-d'abord). Je le partage dans ma communauté Le Sales Augmenté — récupère-le et viens poser tes questions sur ton propre référencement IA.
Récupérer le skill sur Whop →Faut-il se lancer dans le GEO dès maintenant ?
Pour environ 20 € par mois d'outil IA, je me suis positionné en top 1 sur une requête qui compte, sans dépenser des milliers d'euros. On est au tout début : les modèles évoluent, les sources changent, personne n'a de certitude absolue. Raison de plus pour avancer pas à pas et garder une boussole simple : produire du contenu unique, vérifiable et daté, et le faire confirmer ailleurs sur le web.
Et au fond, tout ce travail repose sur une seule compétence : savoir créer du contenu de valeur avec l'IA générative — le reformuler, le structurer, l'automatiser sans tomber dans la pige sans âme qui se fait désindexer. C'est exactement ce que nous enseignons dans notre formation certifiante « Création de contenus rédactionnels et visuels par l'usage responsable de l'IA générative » (RS6776), éligible CPF et OPCO. Le GEO n'est qu'une des applications concrètes de cette maîtrise.
