Il y a encore un an, coder une application demandait des mois d'apprentissage, un langage à maîtriser et beaucoup de patience. Aujourd'hui, je fabrique des outils qui me servent vraiment en une soirée, sans avoir jamais été développeur. Cette pratique porte un nom : le vibe coding. Cette semaine, je m'en suis servi pour deux projets qui n'ont rien à voir — transformer ma box WiFi en capteur de présence, et me coder un coach marathon personnel sur Telegram. Deux cas qui résument bien ce que coder avec l'IA change concrètement. Mais l'essentiel n'est pas l'outil : ce qui dure, c'est la méthode pour cadrer un projet, challenger l'IA et auditer ce qu'elle produit — exactement ce qu'on travaille en formation.
📌 En résumé
Le vibe coding, c'est décrire ce qu'on veut à une IA plutôt que d'écrire le code soi-même. On avance dix fois plus vite qu'un développeur classique, au prix d'un contrôle plus faible sur ce qui se passe « sous le capot ». Pour un projet perso, le compromis est imbattable — à condition de garder trois réflexes : passer par le mode plan, challenger les résultats, et ne jamais lâcher la main sur la sécurité.
Le vibe coding, c'est quoi exactement — et peut-on coder sans être développeur ?
Oui, on peut coder sans être développeur : c'est précisément la promesse du vibe coding. Le principe est simple : au lieu d'écrire le code, je le décris. Je dialogue avec une IA — dans mon cas Claude, depuis un terminal — et c'est elle qui écrit, installe, corrige. Moi, je deviens en quelque sorte l'exécutant : je copie-colle des commandes, je renvoie les erreurs, je valide les étapes. On inverse les rôles.
Ce n'est pas de la magie, et c'est important de le dire quand on veut coder sans savoir coder : ça bugue, ça galère, ça part parfois dans la mauvaise direction. Mais on avance dix fois plus vite qu'un développeur qui écrit chaque ligne à la main. On maîtrise moins finement ce qui se passe sous le capot, c'est vrai. En échange, on transforme une idée en outil fonctionnel dans le temps d'un café. Pour des projets perso, ce compromis est imbattable. Reste une compétence qui ne s'improvise pas : savoir cadrer ce qu'on demande et auditer ce qui revient — le cœur de notre formation « Maîtriser l'IA générative » (RS6776).
Comment détecter une présence à travers les murs avec sa box WiFi ?
En détournant les ondes WiFi de sa box en capteur — et le vibe coding rend l'expérience accessible en quelques prompts. Mon premier projet part d'un dépôt open source repéré sur GitHub : capter les ondes de sa box pour détecter la présence, les mouvements, et — avec un petit capteur à 10 dollars — le rythme cardiaque ou une chute. Pas de caméra, pas de bracelet connecté. Juste le signal WiFi qui rebondit dans la pièce.
Le déroulé est instructif. J'envoie le dépôt à Claude, je lui demande le plan d'installation et les dépendances. Il repère que je suis sur Mac, me sort les commandes du terminal, je les colle, je lui renvoie le résultat. Quelques allers-retours plus tard, ça tourne : dès que je bouge le pied devant la box, la variance grimpe et le verdict passe à « présence active à 100 % ». En quelques prompts, ma box WiFi sait si quelqu'un est dans la pièce.
J'avais d'ailleurs classé ce projet dans mon TOP 5 des repos GitHub de la semaine, où je détaille son fonctionnement et ses cas d'usage (maison connectée, détection d'intrusion, chute des personnes âgées). Ce qui m'intéresse ici, c'est la leçon de méthode : je n'ai pas eu besoin de comprendre le traitement du signal pour obtenir un outil fonctionnel. J'ai eu besoin de savoir décrire mon environnement, lire une erreur et la renvoyer proprement.
Comment se coder un coach marathon dans Telegram en moins de 5 prompts ?
En assemblant trois briques gratuites pilotées depuis Telegram, et en démarrant par le mode plan plutôt que par le code. Deuxième projet, tout autre registre : je prépare un marathon en octobre et je voulais un vrai programme d'entraînement personnalisé, sans télécharger une app de plus. L'idée : une sorte de Strava perso, mais piloté depuis Telegram, une appli que j'utilise déjà tous les jours.
Je démarre en mode plan : plutôt que de laisser l'IA foncer, je la laisse me poser des questions — mon niveau, mon nombre de séances, l'allure visée. Elle me challenge, me propose des fonctionnalités auxquelles je n'aurais pas pensé (bilan hebdomadaire, rappels automatiques, calcul d'allure, météo du matin). Bon réflexe au passage : quand elle m'a sorti le programme d'entraînement, je l'ai poussée à vérifier ses sources sur le web plutôt que de se fier à sa seule mémoire. Elle a corrigé le plan en conséquence — par exemple plafonner la sortie longue par le temps plutôt que par la distance, pour éviter la blessure.
Côté technique, l'architecture tient sur trois briques gratuites : un Google Sheet comme base de données, Google Apps Script pour le backend, et un bot Telegram comme interface. Pas de nom de domaine à payer, pas de serveur à maintenir, disponible 24h/24. Je log mes courses avec une commande (/log 12 1h20), je reçois mes séances, mon bilan du dimanche. Le tout construit, débuggé et déployé en trois ou quatre prompts. Le seul vrai travail manuel : suivre le guide d'installation que l'IA a elle-même rédigé, créer le bot, coller le code, déployer.
💡 Pourquoi le mode plan change tout
Laisser l'IA cadrer le projet et vous challenger AVANT d'écrire la première ligne vaut tous les prompts détaillés du monde. C'est le même principe que celui que je pousse dans mon retour d'expérience sur le référencement GEO : la qualité de la sortie dépend d'abord de la qualité du cadrage en entrée.
Quels réflexes de sécurité adopter quand on code avec l'IA ?
Deux réflexes non négociables : surveiller ce qui tourne sur votre machine, et ne jamais copier-coller aveuglément du contenu trouvé en ligne dans votre IA. Le projet WiFi le montre bien : si ça marche pour moi, ça marche pour un attaquant. Quelqu'un qui accède à votre ordinateur peut y laisser tourner un petit script Python invisible qui renseigne, en temps réel, si vous êtes chez vous ou non — l'information rêvée pour un cambriolage.
Le bon réflexe : dans le terminal, la commande ps -fA | grep python liste les programmes Python actifs, et vous pouvez « kill » ceux que vous ne reconnaissez pas. Deuxième piège, plus sournois : en collant bêtement un commentaire trouvé sur GitHub, je me suis retrouvé avec une tentative d'injection de prompt dans ma session. Ne copiez jamais aveuglément du contenu trouvé en ligne dans votre IA — c'est un vecteur d'attaque à part entière.
⚠️ Ce qui est facile à coder est facile à détourner
La contrepartie du vibe coding, c'est que la barrière à l'attaque baisse aussi vite que la barrière à la création. Garder la main sur la sécurité et la souveraineté de ses données n'est plus optionnel — c'est la même exigence que celle qu'on décrit dans notre article « Héberger son IA open source en local », et une compétence qu'on installe dès les premières heures de formation.
Vous voulez cadrer et auditer vos projets IA, pas juste « prompter » au hasard ?
Notre formation certifiante « Maîtriser l'IA générative » (RS6776) vous apprend à cadrer un projet IA en mode plan, à produire des contenus rédactionnels et visuels, et à auditer ce que l'IA produit avant de le diffuser. 21 heures, 100 % distanciel, éligible CPF et OPCO.
Découvrir la formation →Quelles bonnes pratiques retenir pour se lancer dans le vibe coding ?
Quatre principes que j'applique systématiquement et que je recommande si vous débutez. D'abord, passez par le mode plan avant de coder : laisser l'IA cadrer le projet et vous challenger vaut tous les prompts détaillés du monde. Ensuite, mettez toujours votre code sur GitHub — même pour un projet perso — pour versionner, reprendre ailleurs et vous protéger d'un fichier corrompu.
Troisième principe : challengez les résultats au lieu de tout accepter. Un simple « es-tu sûr de tes sources ? » change la qualité de la réponse — c'est exactement la leçon de mon test où quatre IA ont pronostiqué la Coupe du Monde 2026 avec quatre réponses différentes : sans données solides et sans vérification, même la meilleure IA raconte n'importe quoi. Enfin, gardez la main sur la sécurité : ce qui est facile à coder est aussi facile à détourner.
- Mode plan d'abord : laissez l'IA vous poser des questions et cadrer le projet avant la moindre ligne de code.
- Tout sur GitHub : versionnez, même un projet perso, pour reprendre le travail et vous protéger d'une erreur.
- Challengez les sorties : « es-tu sûr de tes sources ? » doit devenir un réflexe, pas une exception.
- Sécurité en continu : surveillez ce qui tourne sur votre machine et ne collez jamais de contenu externe à l'aveugle.
Faut-il encore savoir coder en 2026, ou savoir quoi coder ?
Le vrai différenciateur de demain n'est plus de savoir coder, mais de savoir quoi coder — et de savoir le vendre. On n'a plus besoin de maîtriser un langage pour résoudre un problème du quotidien avec un logiciel. « Ce serait pratique si… » n'est plus un vœu pieux : c'est un prompt. Voyager moins cher en surveillant les erreurs de prix, comparer ses courses entre enseignes, se coacher pour un marathon, sécuriser sa maison sans caméra — autant de petits outils qu'on codait autrefois à plusieurs, et qu'on déploie désormais seul, en une soirée.
Ce basculement redéfinit la compétence qui compte : non plus la technique brute, mais la capacité à cadrer une idée, à piloter l'IA et à juger ce qu'elle produit. C'est précisément l'objet de notre formation certifiante « Création de contenus rédactionnels et visuels par l'usage responsable de l'intelligence artificielle générative » (RS6776) : un format 100 % distanciel de 21 heures (3 jours), éligible CPF et OPCO. Vous y apprenez à transformer une idée en projet IA cadré, à produire des contenus adaptés à votre activité et à les auditer avant diffusion — au lieu de courir après le dernier outil à la mode.
Pour prolonger cette veille, retrouvez chaque semaine mon TOP 5 des repos GitHub à connaître : les projets open source qui montent, et surtout la méthode pour les évaluer avant de les adopter. Le différenciateur de demain ne sera pas de savoir coder. Ce sera de savoir quoi coder — et de savoir le vendre. Bienvenue en 2026.
Un projet perso que vous n'osez pas lancer « parce que vous n'êtes pas développeur » ?
C'est exactement le déclic qu'on provoque en formation : partir d'une idée du quotidien et repartir avec la méthode pour la construire avec l'IA, en toute sécurité. Formation certifiante RS6776, éligible CPF et OPCO.
Voir la formation « Maîtriser l'IA générative » →